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بحث في المدونة

الأحد، 21 يونيو، 2009

إصلاح المواضيع الفرنسية ( بكالوريا اقتصادية واجتماعية)

1) Que gagne-t-on à échanger ?Les notions au programme: Travail – Echanges- Culture
La problématique: Les échanges économiques (qu’on peut présupposés ici concernés) ont pour but la satisfaction des besoins, donc l’intérêt, mais l’échange économique a ses limites et ses effets négatifs. L’utilitaire est-il vraiment utile ?
Les difficultés / pièges à éviter:
• Eviter la réponse catalogue: ça aborde ça, ça et ça
• Ne pas en rester aux échanges économiques (pour le III) et les cibler au départ pour ne pas se perdre.


Les références pertinentes:• Smith
• Montesquieu
• Marx sur l’argent
Le plan:
I. On gagne tout à échanger
A. De quoi répondre à nos besoins vitaux: c’ets le besoin qui pousse à l’échange
B. Des “liens économiques”: source de paix (Montesquieu)
C. Du profit (“chrématistique”, Aristote)
D. Idée de justice. Egalité arithmétique selon Aristote pour éviter d’être lésé (un acheteur = un acheteur)
II. On ne gagne rien à échanger.
A. Faux lien: le lien est extérieur et occasionnel. Seule la renaissance du besoin lie à nouveau. Adam Smith: l’échange est une rencontre d’intérêt privé purement intéressé. Il n’y a pas de lien. B. Dévalorisation du travail qui devient une marchandise comme les autres si on réduit l’échange aux échanges économiques.
C. Domination de l’esprit de commerce, qui pervertit tout:
a. Tout devient marchandise. Tout est approché quantitativement, non qualitativement
b. Naissance d’un matérialisme qui peut être dangereux pour l’homme comme le suggère Tocqueville.
c. Triomphe de l’argent qui devient une fin non un moyen.
D. Une justice intéressée, stricte égalité…
III. Mais il y a d’autres formes d’échanges qui amènent davantageA. Echanges avec le milieu en tant qu’être vivant, ce qui permet de survivre.
B. Echanges linguistiques: recherche commune de la vérité, partage, sociabilités. L’homme est un être de culture: langage, pensée…
C. Le don qui reste en un sens dans l’échange.
2) Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
Les notions au programme: Technique – Nature et culture – Travail
La problématique: La technique concerne le rapport de l’homme à la nature. Elle transforme le monde, non les hommes en première approche. La technique concerne les moyens, permet une maitrise de la nature et sa transformation. Mais au travail, dans le rapport au corps, elle peut avoir des effets. Le sujet présuppose que le développement technique aurait des effets sur l’homme sans l’homme.
Les difficultés / pièges à éviter:
• La multiplication d’exemples tirés du quotidien
• Ne pas réduire ce développement à celui des télécommunications. Ouvrir sur les technologies en sciences, en biologie
• Analyser « Transformer »: devenir autre, ce qui présuppose qu’on soit soi et qu’on n’ait pas à devenir soi.
Le plan:
I. Non, le développement technique ne transforme que l’environnement de l’homme, la nature à laquelle l’homme est extérieur en tant qu’être de culture
A. Technique: savoir-faire, outils qui permettent de « se rendre comme maître et possesseur de la nature » (Descartes : la technique transforme la nature par les hommes)
B. La technique ne correspond qu’à des moyens. L’homme reste maître des fins.
II. Oui car le développement technique détermine le monde et en particulier le travail. « Donnez moi le moulin à vent, je vous donnerai le Moyen-Âge » Marx
A. Le travail est le passage de l’outil à la machine qui conduit à l’aliénation du travail (Marx): le travail fait l’homme.
B. Le développement technique détermine le rapport à la nature et par là la place de l’homme en elle. L’homme s’est toujours défini comme habitant de cette terre. Hannah Arendt dénonce avec la conquête aérospatiale la volonté de fuir la terre. L’homme doit s’adapter à un monde qu’il a lui-même bouleversé
C. Bouleversement de la société et de ses valeurs
Les valeurs techniques dominent
Les techniques définissent les fins. Question
de l’identité Transformation du rapport aux
autres et à soi (télécommunications)
L’homme devient donc autre…
III. …mais s’agit-il d’une réelle transformation ?
A. Cela présuppose que l’homme est déjà défini avant ce développement technique
B. Cela présuppose que la nature est différente de la culture. Or le propre de l’homme est la culture. C’est le développement technique qui entraine le développement de l’homme moderne et par extension de l’être prométhéen.
C. Le développement technique a un pouvoir de transformation, mais c’est bien l’homme qui reste maître des fins. Donc il se transforme plus qu’il est transformé. Cette transformation pourrait être compensée par : une révolution spirituelle (Bergson), une prise de conscience (écologie), une éthique, une réhabilitation du travail.
3) Expliquez le texte suivant:
Quant à savoir s’il existe le moindre principe moral
qui fasse l’accord de tous, j’en appelle à toute
personne un tant soit peu versée dans l’histoire de
l’humanité, qui ait jeté un regard plus loin que le
bout de son nez. Où trouve-t-on cette vérité
pratiqueuniversellement acceptée sans doute ni
problème aucun,comme devrait l’être une vérité
innée ? La justice et le respect des contrats
semblent faire l’accord du plus grand nombre ;
c’est un principe qui, pense-t-on, pénètre jusque
dans les repaires de brigands, et dans les bandes
des plus grands malfaiteurs ; et ceux qui sont
allés le plus loin dans l’abandon de leur humanité
respectent la fidélité et la justice entre eux. Je
reconnais que les hors-la-loi eux-mêmes les
respectent entre eux ; mais ces règles ne sont
pas respectées comme des lois de nature innées :
elles sont appliquées comme des règles utiles
dans leur communauté ; et on ne peut concevoir
que celui qui agit correctement avec ses complices
mais pille et assassine en même temps le premier
honnête homme venu, embrasse la justice comme
un principe pratique. La justice et la vérité sont les
liens élémentaires de toute société : même les
hors-la-loi et les voleurs, qui ont par ailleurs rompu
avec le monde, doivent donc garder entre eux la
fidélité et les règles de l’équité, sans quoi ils ne
pourraient rester ensemble. Mais qui soutiendrait
que ceux qui vivent de fraude et de rapine ont des
principes innés de vérité et de justice, qu’ils
acceptent et reconnaissent ?
John LOCKE, Essai sur l’entendement humainLa connaissance de la doctrine de l’auteur n’est
pas requise.Il faut et il suffit que l’explication
rende compte, par lacompréhension précise du
texte, du problème dont il est question.
Retrouvez notre proposition de corrigé ci-dessous:
Les notions au programme: Morale, justice, droit
Problème traité par le texte: Est-ce parce qu’on agit de manière légale qu’on est juste ou / et moral ? Suffit-il d’agir « justement » pour être juste ?
Thèse de l’auteur: La justice et la vérité sont des « pièces élémentaires de toute société ». La où il y a homme, vie en groupe, il y a des règles à respecter (même chez les hors-la-loi il y a des lois).
Axe critique:Locke reste dans une optique déontologique exigeant que l’on fasse son devoir par principe, parce que c’est juste et par reconnaissance de ce principe. MAIS ne peut-on pas adopter une morale conséquentialiste: ce qui compte, ce sont les actes, peu importe les raisons et les buts ?
Les références pertinentes:
- sur la relativité de la justice : Pascal
- pour aller dans le sens de la destruction faite pas Locke : Kant, Hegel
- pour nuancer : la morale utilitariste de Bentham
Le plan:
De manière générale, l'explication de texte peut être faite soit selon un plan I. Explication, II. Analyse critique, soit selon un plan comprenant autant de parties que de parties dans le texte, la critique étant insérée dans l'explication. Les professeurs de philo tolèrent les deux plans !
I Premier paragraphe:-Constat de la relativité dans le temps et l’espace des valeurs de Bien et de Mal : à développer et illustrer. Relativité à laquelle on pourrait ajouter le fait que cela varie aussi d’un individu à un autre : nos valeurs, nos intérêts, notre éducation.
- Mais un principe traverse l’histoire et se retrouve partout : le respect des lois et des contrats (même chez ceux qui sont immoraux ou dans l’illégalité).
Idem pour la véracité et le code d’honneur même hors de l’humanité
II Deuxième paragraphe
Si ces hommes obéissent à des lois et des valeurs morales (ne pas mentir, fidélité de la promesse) : ce n’est pas parce que cela est utile. Approche intéressée et utilitaire des lois pour fonctionner, pour rester soudé. Les hommes ne peuvent pas faire cela parce qu’ils sont justes, ou ont le sens du juste sinon ils seraient justes en tout. On ne peut être fidèle avec ses complices et dans le même temps assassiner.
III Troisième paragraphe
Locke conclut en disant que respecter des principes d’action (justice) et de morale (véracité), ce n’est pas pour autant être quelqu’un de juste (il est là dans la lignée de Kant et des philosophes de l’intention , déontologique)
AGIR justement n’est pas être juste, ce qui pourrait être discuté ave c les morales utilitaristes.

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