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بحث في المدونة

الأحد، 21 يونيو 2009

إصلاح المواضيع الفرنسية ( بكالوريا علمية)

1) Est-il absurde de désirer l’impossible ?
Les notions au programme:Désir, volonté, raison, bonheur.
La problématique: Est-il rationnel de désirer l'impossible (conforme aux exigences de la raison et à nos intérêts) ? Est-ce raisonnable au regard de la dualité de l'Homme : être de raison et être de désir ?
Les difficultés / pièges à éviter: Bien définir le désir en le distinguant du besoin et de la volonté raisonnable. Bien définir l'impossible : l'interdit, mais aussi le contradictoire, l'illimité (désirs ni naturels, ni nécessaires, d'Epicure), ou le simplement non encore réalisable de fait.


Les références pertinentes:
Platon - Le désir comme manque
Hegel - Sur la passion et les vertus
Descartes - "Il vaut mieux changer ses désir que l'ordre du monde"
Epicure
Les stoïciens
Le plan:
I. Oui, (il est absurde de désirer l'impossible) au sens de mauvais calcul, d’illogique, d’irrationnel, le but apparent du désir étant le plaisir et de parvenir à la satisfaction.A. L’impossible, c’est ce qui n’est pas accessible dans le réel. Ex : immortalité, don d’ubiquité. Dès lors désirer l’impossible c’est la garantie de ne pas obtenir l’objet du désir. Donc souffrance garantie.
B. On ne peut s’investir dans un projet que l’on sait irréalisable : dépense stérile d’énergie et limite de l’imaginaire. On ne peut désirer l’impossible si on le sait impossible.
C. Ce serait donc un comportement irrationnel. Or si l’homme est un être de désir, il est aussi un être de raison. Donc, il faudrait s’en tenir au possible !
II. Mais ne serait-il pas déraisonnable de s’en tenir au possible ? Non, il n’est pas absurde (au sens de déraisonnable) de désirer l’impossible.A. C’est que soutiennent Descartes, les sagesses antiques (épicuriens et stoïciens) mais qu’on peut considérer comme une approche bien médiocre du désir. Réduire le désir à une volonté raisonnable ou aux besoins, ce n’est plus vraiment un désir ;
B. Le désir « moteur » : ne désirer que le possible, c’est se contenter de ce qui est : Désir, pouvoir de transformer, de tendre vers une perfection. Chez l’homme l’utopie est nécessaire
III. Si tout désir est désir de l’impossible, il est vraiment absurde de renoncer au désir de l’impossible !A. Le sujet présuppose que l’on puisse désirer autre chose que l’impossible. Or l’objet du désir peut être considéré comme étant l’impossible : Obtenir une reconnaissance (Hegel), retrouver la plénitude perdue, la quête d’absolu, accéder au bonheur, le désir de tous les désirs : le bonheur inaccessible (Freud, Platon)
B. Le sujet présuppose que l’on peut bien cerner la différence entre possible et impossible. Le désir repousse les limites du possible.
C. C’est donc peut être absurde de désirer l’impossible, mais c’est le lot de l’homme déchiré entre désir et raison et le désir peut être au service de la raison. Exemple désir de vérité à l’origine des sciences de la philosophie etc.
Conclusion: ce qui serait donc absurde ce serait ne pas désirer l’impossible.
2) Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?Les notions au programme: Vérité – Raison – Philosophie - Métaphysique
La problématique: Le sujet demande de s’interroger à la fois sur ce qu’on entend par « science »et sur « les connaissances » qu’elles peuvent nous donner (statut des connaissances scientifiques). Le sujet présuppose aussi que « les sciences » peuvent répondre à certaines questions.
Les difficultés / pièges à éviter:• Faire un catalogue de questions sans réponses
• Réduire la science aux sciences de la nature, au domaine scientifique
Les références pertinentes:
• Auguste Comte
• Loi des trois états
• Popper
Le plan:
I. Oui, si on entend par science les sciences dites expérimentales, le domaine scientifique.
A. Elles répondent à la question du « comment », les relations invariables des phénomènes comme le disait Comte. Elles ne traitent que de l’observable : est exclue la réponse à la question du « pourquoi » et du « pour quoi ». Ces questions sont laissées aux croyances et aux religions.
Les questions métaphysiques/existentielles ne sont donc pas des questions auxquelles peuvent répondre les sciences.
B. Le principe de la science est d’expliquer le particulier par le général,
L’universel: la science ne peut donc répondre aux questions ne concernant que l’individuel, l’intime.
C. Le domaine de la morale semble aussi exclu du domaine de la science : seul face à ses choix, il n’y a pas de science du bien et du mal. Les sciences concernent les faits non les valeurs.
D. La question du sens. Merleau-Ponty : « la science rend le monde disponible, l’art le rend habitable. »
II. Mais la science, le savoir ne se réduisent pas au domaine scientifique.A. Les sciences humaines, la philosophie, la psychanalyse répondent aux questions que ne couvrent pas les sciences expérimentales
B. Il faut distinguer le savoir rationnel du savoir intuitif. On pourra évoquer la notion de vérité du cœur et de la raison chez Pascal.
C. Enfin une partie du savoir découle de l’expérience, du vécu.
III. Les sciences apportent des éléments de réponseA. Y’a-t-il des questions auxquelles peuvent répondre définitivement les
Sciences ?
Problème de la vérification: « sciences corroborées » (Popper)
Problème de la correspondance avec le réel. La science est une simple manière de se représenter le monde.
Principe de la fermeture cognitive: la neurobiologie ne peut rendre compte de la pensée.
B. Les sciences offrent des éléments de réponse lorsque nous sommes seuls face à nos questions morales par exemple, face à nos questions existentielles.
C. L’homme se pose toujours la question du pourquoi, il ne se contentera jamais d’une réponse.
3) Expliquer le texte suivant:Les affaires générales d’un pays n’occupent que les principaux citoyens. Ceux-là ne se rassemblent que de loin en loin dans les mêmes lieux ; et, comme il arrive souvent qu’ensuite ils se perdent de vue, il ne s’établit pas entre eux de liens durables. Mais quand il s’agit de faire régler les affaires particulières d’un canton par les hommes qui l’habitent, les mêmes individus sont toujours en contact, et ils sont en quelque sorte forcés de se connaître et de se complaire. On tire difficilement un homme de lui-même pour l’intéresser à la destinée de tout l’État, parce qu’il comprend mal l’influence que la destinée de l’État peut exercer sur son sort. Mais faut-il faire passer un chemin au bout de son domaine, il verra d’un premier coup d’œil qu’il se rencontre un rapport entre cette petite affaire publique et ses plus grandes affaires privées, et il découvrira, sans qu’on le lui montre, le lien étroit qui unit ici l’intérêt particulier à l’intérêt général. C’est donc en chargeant les citoyens de l’administration des petites affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les intéresse au bien public et qu’on leur fait voir le besoin qu’ils ont sans cesse les uns des autres pour le produire. On peut, par une action d’éclat, captiver tout à coup la faveur d’un peuple ; mais, pour gagner l’amour et le respect de la population qui vous entoure, il faut une longue succession de petits services rendus, de bons offices obscurs, une habitude constante de bienveillance et une réputation bien établie de désintéressement. Les libertés locales, qui font qu’un grand nombre de citoyens mettent du prix à l’affection de leurs voisins et de leurs proches, ramènent donc sans cesse les hommes les uns vers les autres, en dépit des instincts qui les séparent, et les forcent à s’entraider.
TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Les notions au programme: L’Etat, la politique, la liberté.
La problématique: L’intérêt des citoyens pour la vie politique et les conditions d’une bonne gestion du politique (développer la politique locale par une décentralisation du pouvoir).
Thèse de l’auteur: Il y a un désintérêt pour la vie publique et l’action politique, parce que les hommes ne pensent qu’à leur intérêt privé et ils s’intéressent à la vie politique que s’il y a un lien avec leur vie privée. Pour éviter cette séparation du pouvoir de ceux qui devraient l’exercer, il faut développer les politiques locales.
Axe critique: Difficile d’être contre ce texte qui constate une désaffection qu’on peut constater aujourd’hui pour la chose politique. On peut simplement ajouter peut-être d’autres armes pour lutter contre cela.
Les difficulté/pièges à éviter: Une connaissance de Tocqueville ne pouvait être que des plus utiles ! Celui-ci traite l’individualisme, le matérialisme, la passion de l’égalité des sociétés démocratiques.
Les références pertinentes: Nietzsche est assez proche des analyses sur la société démocratique et l’Etat.
Sur les dérives de l’Etat: Hobbes (sécurité à tout prix), Rousseau (crise de la représentation, problème de la démocratie…).
Le plan:
De manière générale, l'explication de texte peut être faite soit selon un plan I. Explication, II. Analyse critique, soit selon un plan comprenant autant de parties que de parties dans le texte, la critique étant insérée dans l'explication. Les professeurs de philo tolèrent les deux plans !
Premier paragraphe:
Le texte s’ouvre sur une comparaison entre une politique au plan national et au plan local : la vie politique lie mais différemment selon le plan. La vie politique locale crée des liens plus serrés et plus constants : gestion des soucis quotidiens.
Deuxième paragraphe:
Cet échelon local est nécessaire, et Tocqueville en donne une première raison qui est aussi la raison de la désaffection de la vie politique : c’est l’absence de conscience de l’intérêt général. Le citoyen démocratique ne voit que son intérêt privé. Ce qui a pour conséquence l’individualisme (exemple du chemin au bout du domaine).
Troisième paragraphe:D’où la conclusion de Tocqueville sur la répartition des affaires : laisser au gouvernement les grandes affaires et aux citoyens, au plan local, la gestion des plus petites. Cela permet aux hommes de ne pas abandonner la chose politique et à prendre conscience du lien politique (naturel selon Aristote, fort dans les sociétés aristocratiques mais délié dans les sociétés démocratiques).
Quatrième paragraphe:
C’est aussi pourquoi un amour du politique peut renaître : par la reconnaissance d’une action continue, régulière, l’Etat n’est plus une entité éthérée, éloignée. Critique du coup d’éclat.
Cinquième paragraphe:Tocqueville souligne enfin que c’est en recréant du lien social contre l’individualisme devenu seconde nature ou étant une conséquence de la nature de l’homme (contre Aristote).
Sixième paragraphe:
On peut noter : le « forcent » qui souligne bien la perte du sens commun, la fin de « l’animal politique ». On pourrait ajouter que cette crise du politique vient peut-être aussi d’un Etat qui tombe dans un paternalisme profitant de cette désaffection, d’un pouvoir qui rend fou, d’un matérialisme qui fait qu’on préfère la sécurité à la liberté, mais aussi d’une passion de l’égalité qui ruine toute transcendance et donc tout pouvoir.

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