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الأحد، 21 يونيو، 2009

إصلاح المواضيع الفرنسية ( بكالوريا أدب)

1) Le langage trahit-il la pensée ?
Les notions au programme: le langage – la pensée – l’Inconscient
La problématique: Le langage est pensée comme simple véhicule de la pensée plus ou moins fidèle. Donc, extérieur à la pensée ? Mais peut-il y avoir pensée sans langage et une pensée que puisse véritablement dire le langage ?
Les difficultés / pièges à éviter:
• Ne pas forcément réduire le langage aux mots.


Les références pertinentes:• Hegel • Descartes • Bergson • Freud
Le plan:I. Le langage est fidèle à la pensée.
A. Les mots ne sont que le véhicule de la pensée. Parler est un acte volontaire de prise de parole (contrairement aux animaux qui communiquent par passion). Chez l’homme (à la naissance), le silence est premier.
B. On pense d’abord et on parle ensuite. Donc on sait ce que l’on dit.
II. Oui, mais le langage peut ne pas être adéquat.
A. La communication ne se réduit pas aux mots. C’est le corps qui peut nous trahir (émotions). On ne peut pas ne pas communiquer (Watzlawick). Le silence ne dit pas rien même si on ne voulait rien dire.
B. Les mots peuvent nous échapper (lapsus). Ils peuvent trahir une pensée inconsciente / refoulée (Freud, analyse des associations d’idées).
C. Les mots peuvent être inadéquats pour dire ce que l’on pense (individuellement, pensées concernant nos états affectifs, cf. Bergson).
III. Avant de penser sur les mots, peut-on penser sans les mots ?A. Le sujet présuppose qu’il peut y avoir pensée en dehors du langage des mots, qui permettrait de juger de la fidélité de l’expression de la pensée.
• On ne peut penser sans les mots (Hegel)
• « On habite notre langue » (Martinet et Benveniste, linguistes)
• Le langage conditionne la pensée
B. Le sujet présuppose qu’on puisse dire précisément ce qu’on veut dire. Dire, ce n’est pas seulement articuler. C’est être entendu: problème de l’écoute et de la compréhension.
2) L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?Les notions au programme: L’histoire – La science
La problématique: Partant du principe que l’historien doit être objectif, quelles sont les conditions de cette objectivité ? Et cette objectivité doit-elle se penser sur le modèle de la science ?
Les références pertinentes:
Bachelard
Schopenhauer (sur les particularités de la science)
Paul Ricœur (sur l’objectivité particulière de l’histoire)
Le plan:I. OUI, car prendre parti, c’est être partial. Or, c’est justement cette subjectivité qui fait qu’on a refusé le statut de science à l’histoire au XIXe siècle.
A. Modèle de cette objectivité scientifique : extérieur, se contenter d’observer (d’où la « catharsis intellectuelle », suggérée par Bachelard).
B. La subjectivité est une interprétation selon un point de vue au détriment des autres. L’explication du passé par rapport au présent est forcément infidèle (puisque l’homme n’est pas dans le passé).
II. L’histoire est une science humainece qui est différent d’une science de la nature et se caractérise par :
A - une primultimité (qui n’arrive qu’une fois) de l’événement : on ne peut expliquer le particulier par le général. Il faut se replacer dans le contexte unique.
B – Une volonté de donner les raisons et non pas seulement les causes, pour dégager un sens à l’histoire. Cela exige un effort « d’incorporation » de la part de l’historien : se mettre à la place de…
C – « L’objectivité » c’est aussi de l’intersubjectivité. Donc, on a besoin que l’historien donne son point de vue sans tomber dans la partialité pure et simple.
En somme, il y a une bonne et mauvaise subjectivité, puisque l’objectivité totale n’existe pas, même en sciences ! On attend de l’histoire pas une simple chronologie, ni une simple explication. On attend qu’elle nous protège d’une mémoire partielle et partiale, et qu’elle nous permette de comprendre ce « sujet » qu’est l’Homme.
III. Qu’est-ce que suppose alors l’objectivité en sciences ?L’objectivité en histoire présuppose plutôt :
A - Une méfiance vis-à-vis de la mémoire partielle et partiale
B - Un travail précis sur les documents (eux-mêmes subjectifs par confrontation)
C - Un travail collectif : vertu de l’intersubjectivité
D - Une volonté d’objectivité sachant que l’historien ne peut ne pas être un sujet et qu’il n’y a pas de connaissance sans sujet connaissant.
3) Explication de texte:Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité,
trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau. Or c'est une entreprise difficile d'obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s'être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul c'est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu'elles ont chassées tout d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s'offre à nous.
Schopenhauer, « Le monde comme volonté et comme représentation »
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Retrouvez notre proposition de corrigé ci-dessous:
Les notions au programme: Le désir – Le bonheur
La problématique: Paradoxe du désir : il semble aspirer à la satisfaction mais mène souvent à la souffrance. Alors, doit-on et peut-on satisfaire ses désirs ?
Thèse de l’auteur: Il est impossible de parvenir à satisfaire ses désirs et par là au bonheur.
Axe critique: Peut-on en rester à cette vision pessimiste du désir ? Désirer, est-ce nécessairement manquer ? On peut ici opposer à Schopenhauer Spinoza et/ou Nietzsche.
Les références pertinentes: Pour aller dans le sens de Schopenhauer, il faut une bonne connaissance de la théorie de Schopenhauer, quoiqu’on en dise. D’autre part, les références utiles sont Platon (tonneau des Danaïdes, désir comme manque), Freud (le plaisir n’est que par contraste), et « Malheur à celui qui n’a plus rien à désirer » de Rousseau.
Pour le sens critique: Spinoza et le désir comme puissance.
Le plan:
De manière générale, l'explication de texte peut être faite soit selon un plan I. Explication, II. Analyse critique, soit selon un plan comprenant autant de parties que de parties dans le texte, la critique étant insérée dans l'explication. Les professeurs de philo tolèrent les deux plans !
Première partie:
Texte: « La satisfaction, le bonheur, comme l'appellent les hommes, n'est au propre et dans son essence rien que de négatif, en elle, rien de positif. Il n'y a pas de satisfaction qui, d'elle-même et comme de son propre mouvement, vienne à nous, il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. »
La satisfaction ne vient pas seule (idée possible du bonheur pour Schopenhauer), il n’y a satisfaction que parce que d’abord désir, manque, et donc souffrance… Le plaisir n’est que la fin d’une souffrance.
Deuxième partie:
Texte: « Or, avec la satisfaction cesse le désir, et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement, ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin , sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau. » Le plaisir est aussi le début d’une autre souffrance : « avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent, la satisfaction aussi ». Car le désir = le manque. Il y a aussi une certaine satisfaction. On se sent être ou plutôt, chez Schopenhauer, le désir est le « vouloir-vivre » qui nous dévore. S’il y a désir, il y a satisfaction. S’il y a fin du désir, il y a ennui et donc souffrance. Tout cela fait de l’existence un fardeau (« la plus douloureuse forme de vie »).
Troisième partie:Texte: « Maintenant, c'est une entreprise difficile d'obtenir, de conquérir un bien quelconque, pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin, Sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s'être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul, c'est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement : il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passées, qu'elles ont chassées tout d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas, il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement, et en effet, tout le bonheur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre, pour en sentir le prix, le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s'offre à nous. » Le bonheur comme état de pleine satisfaction est donc inaccessible. Il y a des obstacles partout…Le plaisir n’est que négatif : en tant que simple cessation d’une souffrance. Le seul « fait », c’est donc la douleur, et ce n’est dans le plaisir que relativement (par rapport à bien d’autres souffrances), jamais absolument. La seule chose positive et durable, c’est donc la douleur, et son retour (le tonneau des Danaïdes de Platon). Et c’est parce qu’elle revient qu’on se rend compte qu’on a été moins mal, donc, qu’on a eu du plaisir.
Bilan:- La souffrance est constante, avant, pendant et après. D’où l’idée que la seule voie est d’éradiquer le mal à la racine : ascétisme (inspiré des stoïciens et épicuriens).
- On peut revenir dans la partie critique sur cet aspect pessimiste de Schopenhauer avec Spinoza et le désir comme puissance.

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